Martine PISANI

foto 3 bouillir @Margot Videcoq

© Margot Videcoq

29 sept 20h-
micadanses

Martine PISANI
Bouillir le vide, un récital

– création –
Après UNDATED (2017) qui tente de condenser un parcours artistique de près de 25 ans, c’est peut-être le moment pour commencer quelque chose de complètement nouveau, en tout cas pour moi. L’image de la fameuse page blanche ! Disons presque blanche. 
II.
Le rêve de ne rien savoir à l’avance. C’est mon état préféré lorsque j’entre dans une salle de spectacle, un état que j’essaie de cultiver lorsque je suis chorégraphe avec les bonnes et les mauvaises surprises. 
III
Pour cette création, la formation est réduite à sa plus simple expression, un soliste accompagné par des sons à priori invisibles. 
IV
J’ai accepté la proposition de Christophe Ives de faire un solo pour lui, un challenge qui m’excite pas mal, je fais confiance à son énergie, sa rapidité et son élégance.
Il a dansé dans plusieurs de nos spectacles depuis 2004, il sera cette fois sans ses collègues sur le plateau. 

V
Faire un solo m’a tout se suite renvoyée à la forme du récital.
Le 9 juin 1840 à Londres, Franz Liszt joua, sur un pianoforte, des morceaux de Beethoven et Schubert. L’événement fut baptisé “récital”. Le critique Vladimir Stassov écrit : “Beaucoup perdraient la raison. Tous voulaient la perdre.”
En inventant le récital, Liszt a inventé le show.
VI
Comme pour un récital, nous sommes attentifs au son ambiant de la salle et à celui produit par le soliste. Un son dont les sources sont multiples; corps, voix, instrument(s), objets…. Travailler une certaine musicalité amplifiée par des micros.
VII
Le programme sera composé uniquement de débuts sans autre sujet que celui de ne pas avoir de sujet, à moins que composer une suite de débuts soit le sujet de ce nouvel opus.  
VIII
Comment passer d’un début à l’autre, comment isoler chaque début, à quel moment décider que ça s’arrête ?
IX
Avec le titre Bouillir le vide, un récital, j’ai voulu créer de la matière à partir de peu, activer quelque chose que l’on ne voit pas forcément.
Au regardeur comme on le dit souvent de remplir les cases vides.

X
Et les retardataires ne rateront jamais le début.
 

Chorégraphie : Martine Pisani
Soliste : Christophe Ives
Accessoires : Theo Kooijman
Lumière : Ludovic Rivière
Son : Arnaud de la Celle
Chargée de production : Frauke Niemann


Production
: La compagnie du solitaire.
Coproduction : La maison CDCN – Uzès Gard Occitanie, La place de la danse CDCN Toulouse, CCN Caen Direction Alban Richard, micadanses-Paris dans le cadre d’une résidence 2020, CDCN Pôle Sud – Strasbourg, fabrik Potsdam (D), CN D Pantin.
Avec le soutien de la Région Île-de-France. Avec l’aide des Laboratoires d’Aubervilliers et du CN D Pantin pour les prêts de studio.

La compagnie du solitaire est subventionnée par le Ministère de la culture et de la communication DRAC Île-de-France au titre de l’Aide au projet.

50 MIN

Tarifs : de 10€ à 16€ 

soirée « INTERPRÈTE ?  » 
partagée avec Olivier BIORET